Evaluer sans angoisser.

Sur le site du ministère on peut lire à propos de l’évaluation que: « Chaque enseignant doit pouvoir apprécier ce que chaque élève sait et quels sont les obstacles qu’il rencontre dans les apprentissages, tant pour concevoir son enseignement que pour apporter les aides nécessaires. L’enseignant de la classe explique régulièrement et objectivement aux parents les progrès de leur enfant, par les contacts directs et par la transmission de livrets et de bulletins. »[1]

Cependant, peut-on valablement évaluer un élève que l’épreuve angoisse, que le seul mot « évaluation » ou « contrôle » angoisse ? Nous avons tous constaté les difficultés d’un élève, le jour d’une évaluation, pour un exercice qui la veille ne lui posait semblait-il pas de problème : la peur de ne pas savoir, la peur du piège…

Nous inscrivons, sans nous en rendre compte, des marques indélébiles dans l’inconscient de nos élèves. L’exercice peut même terroriser des enfants en situation d’échec.

On entend parfois : « Il faut qu’il s’habitue à cet exercice qu’il rencontrera tout au long de sa scolarité. »

Pourquoi devrions-nous proposer un outil de sélection classant d’un côté les élèves qui s’adapteront et de l’autre ceux qui préfèreront changer de voie ?

Il me paraît indispensable de mettre fin à des décennies d’évaluations notées qui mesurent l’intelligence de nos enfants comme on mesure des tuyaux.[2]

Naturellement, nous utilisons ce que nous savons (et là-même toutes les formes de savoirs) pour répondre à nos questionnements. Pourquoi ne pas utiliser cette démarche ?

Dans le seul but de confirmer qu’ils ont bien compris et retenu les notions, les concepts et les démarches abordées, les élèves peuvent ainsi être évalués naturellement soit grâce à une analyse continue de leurs travaux, soit par un exercice de synthèse.

Evaluation continue :

 

Sur fichier informatique ou sur papier, je dispose d’une fiche par domaine et par période ou séquence. Ainsi, quotidiennement, au fur et à mesure des observations ou des corrections multiples, j’indique dans le tableau si l’élève a déjà acquis la notion (A), s’il est en cours d’acquisition (ECA) ou si la notion n’est pas acquise (NA).

Grâce aux brevets (français et de mathématiques), aux dictées individuelles, au travail individuel, aux exposés et autres travaux que les enfants me proposent, chacun progresse à sa vitesse.

Pour suivre leur progression, mettre en place des groupes de coopération et apporter mon aide à ceux qui en ont besoin, il m’est indispensable de tenir mes tableaux à jour.

Evaluation synthèse :

 

Ainsi, en histoire, en géographie et en sciences, je distribue l’ « évaluation synthèse » une semaine avant de la compléter en classe. Les élèves ont le droit de l’emporter à la maison. Ils doivent la rapporter le lendemain ou le sur lendemain. Ils ne doivent rien écrire dessus.

« Pas de piège, pas de surprise, seulement l’envie d’aller plus loin, de prendre un peu de recul et de se demander : « j’ai appris quoi depuis quelques semaines ? »».

L’évaluation est volontairement « difficile ». Elle nécessite un questionnement. Elle n’est pas une simple récitation de la leçon. Elle est un véritable exercice de synthèse. Elle s’adapte à chaque élève en fonction de ses capacités. Il doit l’inscrire sur la voie de la satisfaction personnelle.[3]

Publicités

2 thoughts on “Evaluer sans angoisser.

  1. Ping: Projet éducatif d’une école nouvelle. | Pour une école nouvelle

  2. Ping: Evaluer | Pour une école nouvelle

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s